Je vis d'amour, de danse et de fleur du pays. Je passe mon temps à cueillir le jour, la nuit et les belles cerises de mon jardin. Mes journées deviennent alors indissociables, l'une empiette sur l'autre, elles se débattent et perdent de leur splendeur. C'est alors qu'elles m'échappent totalement. Quelles poursuivent leur train-train, je devient inopérante face à lui.J'ai alors la vague impression d'être réduite au sort d'un tout petit enfant qui donne la main a un gigantesque adulte.Qui se cramponne d'ailleurs, plutôt. Cette main va à une allure effrayante, il ne réussit pas de ses pas à suivre cette vitesse et se laisse emporter à la hâte, les pieds ne touchant plus terre,puisque l'adulte file et le soulève sans effort. Il est alors impuissant. Cette main c'est mon avenir. La voix passive me prendrait comme complément.
Le plus inquiétant dans l'histoire, c'est que nos jours sont bels et bien comptés, chacune de nos heures, de nos minutes, ont une répercussion mathématique, je pourrais même dire géométrique dans le futur. Un contrecoup qui ricoche à n'importe quel passage de notre histoire.C'est pourquoi je sais que la fin ne sera pas fin Juin, ni l'année d'après, mais tout simplement lorsque j'irai reposer quelques mètres sous terre.
Comme un calcul,sauf qu'on peut tout recommencer.
Et cet avoeux, cette erreur. Ce souvenir deffectueux,déficient et vicieux. Quelque part je l'ai toujours su. Je l'ai toujours su sans certitude, sans assurance . Sans mot, sans geste, j'étais innocente et j'aurais voulu rester ignorante jusqu'au bout, plutôt que d'être plongée dans cette sombre réalité, tout en détails. Des choses qui sonnent horriblement, douloureusement. Mais cet orage ne sortira point. Il serait inutile.Je m'embrouille et tout devient impertinent en ce qui vous concerne.Du temps que je fouillais dans la paparasse, j'aurais tellement mieux fais de celer cette parole. J'ai tout râté. Souvenirs bouillonants.
Merci pour ces superbes journées... <3
Et hop un changement de photo. Piquée à Lola, prise par Eva. Bon anniversaire.
Doudou, que je n'ai presque pas vu ces quelques jours. Snifouille. J't'aime.